Habay ▪ |
|
Anlier
|
Les sites du pont d'Oye, du Châtelet, de Bologne et de la Trapperie.Ce n’est pas un hasard si au hasard si au XVIème siècle, des industriels, des industriels se sont intéressés à la vallée de la Rulles. Deux facteurs prépondérants les attiraient en ces lieux : l’eau et la forêt. La Rulles en débit rapide et la vallée très large par endroit était un emplacement idéal pour installer des usines mues par l’énergie hydraulique. La forêt toute proche, quant à elle, allait fournir le bois, transformé en charbon de bois cet excellent combustible nécessaire à la fabrication du fer. Cinq usines furent établies en peu de temps et à quelques kilomètres de distance formant ainsi un pôle industriel qui rayonna pendant plus de deux siècles et qui est à l’origine du développement des deux Habay et de la vallée tout entière. Ces sites merveilleux font partie de notre cadre naturel aujourd’hui. Leur aspect actuel nous fait parfois oublier l’importance des travaux accomplis par l’homme pour discipliner le cours de la Rulles. Les grands lacs et étangs qui s’enchaînent de la Fabrique à la Trapperie sont en fait des réservoirs artificiels créés de toutes pièces afin de réguler le cours de la rivière. Elle fut donc « canalisée », son lit initial fut modifié pour répondre aux besoins de l’industrie. Le minerai traité a été extrait en Lorraine belge et française. Pour ce transport, des centaines de voituriers ont été nécessaires. La tradition populaire rapporte d’ailleurs que c’est une famille de voituriers habaysiens, les Gaumets, qui donna son nom à notre région. Les routes qu’ils empruntaient ont conservé la trace de cette activité. Elles se dénomment : « Vouye des Crasses », « Rue des Mineurs », « Chemin du Charbon ». C’est durant le milieu du XIXème siècle, que les usines commencèrent à décliner pour quelques années plus tard. On peut imputer ce déclin à de nombreux facteurs : l’exploitation intensive de la forêt, une hausse des prix de revient de la font, une mauvaise conjoncture économique ou un coût de transport devenu trop élevé. Des reconversions ont été réalisées. Une papeterie au Pont-d’Oye ; à Bologne et au Châtelet, une scierie et à la Trapperie, une école d’agriculture et une fabrique de pointes. Le site du pont d'Oye Après les graves problèmes du début du XVIIème siècle (peste, guerres,…), les usines connaissent une période difficile. Pierre de Moustier, originaire de Chimay, déjà propriétaire de nombreux fourneaux, prend à bail pour un terme de douze ans la forge du Prince le 22/07/1637. Après 1642, date du décès de Pierre de Moustier, c’est sa veuve, Jeanne Petit qui continue sa Politique. Le 29 février, elle obtint l’érection de son domaine en seigneurie particulière et fait bâtir château, chapelle et moulin. Elle constitue ainsi de cet ensemble une seigneurie avec le droit de haute justice, qui devient la seigneurie du Pont d’Oye. Par la suite, le domaine passe entre d’autres propriétaires, parmi ceux-ci il y a la célèbre marquise du Pont d’Oye, dont la tradition populaire n’a conservé qu’une figure négative de « folle dépensière ». Durant la Révolution française, les usines sont arrêtées et pillées. Le château subit le même sort. Il est saccagé et partiellement démoli. Les pierres de taille de la façade sont vendues et enlevées. Les usines sont vendues par actes séparés. Celle du Pont d’Oye avec le château et la forge du Prince passent le 24 septembre 1810 à Antoine Joseph Albert. Celui-ci rase une grande partie de l’ancienne demeure seigneuriale dont ne subsiste aujourd’hui que les communs et les écuries. Il construit en 1827 un nouveau manoir, à l’endroit où s’élève le château actuel. Le nouveau propriétaire Constant d’Hoffschmidt transforme, en 1846, les usines et obtient l’autorisation d’exploiter une papeterie mécanique, inaugurée officiellement par le roi Léopold Ier. Constant d’Hoffschmidt poursuit l’embellissement du domaine. Les deux tours du château ont été construites par lui vers 1847. la papeterie ferme ses portes en 1884. Le château passe aux mains du baron de Pitteurs-Hiégart qui en fait se demeure familiale. Toute activité industrielle prend fin et le Pont d’Oye est transformé en une belle propriété privée. En 1932, le baron Pierre Nothomb acquiert le domaine et devient le moteur du renouveau du Pont d’Oye. Ecrivain et poète, il en fait un centre où se côtoient peintres, musiciens, écrivains et hommes politiques. Il jette également les bases de l’orientation politique en favorisant la reconversion de certains bâtiments en lieu d’hébergement et restaurant. A l’heure actuelle, la vocation hôtelière du domaine du Pont d’Oye s’est encore accrue. Les établissements qui y sont implantés sont de renom international.
|
|
Agenda |
Activités |
Histoire |
Gastronomie |
Hébergements |
Liens |
Contact © La Maison du tourisme du Pays de la Forêt d'Anlier | 2005 Maison Bourgeois, Grand place, 3, 6840 Neufchâteau. +32 (61) 27 50 88 | info@foret-anlier-tourisme.be |